Nouveau DPE 2026 : c’est sur le bâtiment que se joue un gain de classe énergétique qui dure

Calendar Publié le 24 septembre 2026
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, le coefficient qui convertit l’électricité en énergie primaire est passé de 2,3 à 1,9 dans le calcul du DPE. Environ 850 000 logements pourraient sortir des classes F et G grâce à ce seul changement de méthode, selon les estimations gouvernementales. Les bâtiments concernés, eux, sont restés identiques.

Le recalcul bénéficie surtout aux petites surfaces chauffées à l’électricité, convecteurs ou ballon d’eau chaude. Un ensemble familial raccordé à une chaufferie collective au gaz conserve l’étiquette qui était la sienne en décembre dernier.

Le calendrier d’interdiction locative demeure inchangé. Les logements classés G sont interdits à la location depuis janvier 2025, les F le seront en 2028, les E en 2034.

Pour ces bâtiments, l’amélioration de l’étiquette passe par les travaux, avec des effets d’une tout autre ampleur. Sur une résidence de 84 logements des années 1980, où nous sommes intervenus en site occupé, l’étude thermique prévoyait de diviser par deux la consommation d’énergie primaire de l’un des bâtiments, ramenée de 145 à 70 kWh par mètre carré et par an.

Un tel gain repose rarement sur un seul poste. L’isolation thermique par l’extérieur traite les murs, les menuiseries les fenêtres, la ventilation le renouvellement d’air, une pompe à chaleur air/eau le poste de chauffage.

Les façades et l’isolation constituent notre part de ce travail. Les autres postes relèvent de corps d’état différents, que nous coordonnons lorsque l’opération nous est confiée en entreprise générale.